Mythe de l'étudiant

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Photo or not photo

Un débat que je considère comme stérile, celui de la photo ou pas sur le CV. Alors certains m'ont déjà dit que c'était probablement parce que j'ai un nom ultra français (encore que, il a plutôt une consonnance italienne...) "m'enfin", je ne suis pas persuadée que ce soit réellement pour ça. Pourquoi? tout simplement parce que je subis aussi des "discriminations" passées dans les moeurs en quelque sorte : je suis une femme et diplômée en sciences humaines... même pas une ingénieure.... Bref, si je trouve que le débat est stérile sur la photo c'est pour une autre raison. Selon moi, un CV anonyme n'est pas viable. Alors, en effet, il est tout à fait probable que certains recruteurs écartent les CV où les noms et photos ne correspondent pas à leur image du profil souhaité, et il est tout à fait possible que de cacher un nom, à consonnance maghrébine par exemple, ou une adresse, comme un quartier considéré comme "mal famé", permettra d'obtenir un entretien. Admettons. Mais, soit je suis cynique et il faut que je fasse quelque chose, soit d'autres sont naïfs (et je reste cynique..), mais, pour moi, un crétin qui sélectionne ses employés sur la couleur de sa peau ou le quartier dont il vient, ne va pas avoir une révélation pendant l'entretien. Il restera bloqué sur sa position, en tout cas sur du court terme comme pendant un entretien, cela dit, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... La sélection se fera toujours à la tête, mais une étape après, pendant l'entretien. Le souci majeur que je vois dans ce cas précis, c'est surtout pour des jeunes (ou des "vieux"), qui n'ont pas une positon de force et qui peuvent être complètement "traumatisés" par un entretien agressif. Ce n'est pas toujours évident de se faire laminer en entretien, ça marque un peu, et ça conditionne souvent ceux qui suivent. Or, pour réussir un entretien, il faut y aller avec de la confiance en soi, ça aide à éfléchir et à répondre aux questions de manière pertinente et assurée. Non, tant qu'à me faire bouler sur ma tête ou mon nom, personnellement, je préfère que ce soit à la première étape, ça évite en plus de se taper des kilomètres pour voir un type qui ne voudrait pas vous rencontrer s'il connaissait vos origines. Et puis, il faut être réaliste, la sélection automatique des employés ça ne sera pas pour demain, et tant mieux. Il n'y a ren de pire comme ambiance de travail que de faire se côtoyer des gens qui ne s'aiment pas, ça amène généralement à des pratiques plus que douteuses, j'en ai un exemple que je raconterai peut-être un de ces jours. Non, on doit pouvoir choisir ses collaborateurs, mais dans l'idéal ça devrait se faire sur les compétences et les possibilités de communication et pas sur la tête des gens...Il faut rester optimiste, les compétences finirnt bien par être reconnes en France!!!!

Qualifications

On pourrait croire que le plus difficile c'est d'avoir les diplômes, mais non... Le plus difficile c'est de trouver un job par le biais de l'ANPE, pardon, du Pôle emploi. Non, ce n'est pas un simple avis à l'emporte-pièce, c'est uniquement basé sur mon expérience personnelle. Je ne leur jette pas la pierre, mais il faut bien être honnête, c'est totalement inadapté pour les jeunes diplômés, en général, et pour les "surdiplômés" en particulier. Je me souviens encore de la première visite à l'ANPE, où j'expliquais qu'avec un DESS en management de projet, une licence d'histoire, et un doctorat en cours, je venais d'achever un contrat d'ingénieur recherche dans une grande entreprise française. Je cherchais à l'époque un poste de responsable communication ou d'ingénieur recherche, et j'avais prévenu mon interlocutrice que c'était un secteur un peu compliqué car les postes étaient souvent en direction des ingénieurs. La charmante femme qui me conseillait à l'époque m'a donc rétorqué avec beaucoup de compassion "Je comprends, c'est vrai que c'est difficile de trouver un poste vous correspondant. Que penseriez-vous d'une formation?" Arghhhh!!!!! Je n'étais pas depuis 20mn dans le bureau qu'on me conseillait de faire une formation... à presque bac +8... J'ai donc poliment répondu "Non, je vous remercie mais je voudrais tout de même trouver dans ma branche, avant de me former sur autre chose." Et la femme de me surprendre encore plus "oui, vous avez raison, car c'est très compliqué d'obtenir une formation de toutes façons". Ok, on peut revenir en arrière, je n'ai pas dû tout comprendre?!? après quelques semaines, j'ai été renvoyée vers l'APEC, où ma conseillère m'a effectivement confirmé que l'ANPE ou l'APEC (ou le Pôle emploi d'ailleurs) n'étaient pas vraiment en capacité de soutenir et conseiller les jeunes diplômés pour plusieurs raisons. D'abord le manque d'offres, les entreprises rechignent à payer cher des gens diplômés alors qu'ils peuvent prendre des bac+2 bac +3 qui sont moins cher (je parle dans mon secteur d'activité, la communication!!!), ensuite, les conseillers ne sont pas vraiment au courant de ce que représentent les différents diplômes, n'ayant pas tous dépassé le Bac+2, et enfin, le manque de réactivité de cette grosse mécanique bureaucratique. Le résultat c'est que le tri n'est pas toujours bien fait lorsqu'on envoie une candidature par le biais de l'ANPE puisque les diplômes mentionnés ne sont pas toujours bien identifiés. Mais courage, l'acharnement paie toujours à un moment ou à un autre.

Plus jamais...

Bon, il n'est pas toujours possible de faire ses études sans travailler à côté. Deux choses à garder à l'esprit : d'une part, quel que soit le job, il pourra être valorisé au moment de chercher un emploi, et d'autre part il faut faire attention de ne pas rater son année par la même occasion. Un exemple, d'ailleurs le seul boulot que je ne referai jamais de plein gré : bosser chez MacDonald's. J'avoue que ce n'est pas fait pour moi pour plein de raisons, notamment que ressembler à une frite géante toute la semaine c'est assez moyen, et d'autres méthodes plus que discutabes pour ne pas me payer mes heures sup'.... Bon MacDo c'est super pour avoir un petit boulot avec peu d'heures, mais je me souviens d'un de mes collègues, là depuis un moment, car désireux d'y faire sa carrière, qui me racontait comment il voyait les choses avec le recul. Il me disait, "de toute façon quand on bosse chez Mac Do, le risque c'est de voir un contrat avec plus d'heures se profiler. Tu es tenté de le prendre parce que l'objectif c'est quand même de gagner de l'argent, mais il faut faire gaffe à un truc. La plupart des jeunes que je connais qui ont pris plus que 20h par semaine ont fini par planter leur année. Moi tu vois, je suis en licence de maths, mais je vais abandonner je crois pour devenir manager". Il se trouve que je ne suis pas restée très longtemps, j'ai des problèmes avec l'autoritarisme des "petits chefs" qui profitent de leur ancienneté (au moins une semaine...) pour chahuter les nouveaux, ça m'agace. Je n'avais donc pas pu constater si j'allais planter mon année (ouf!) ni si il allait s'en tenir là. Mais, il y a quelques semaines, je suis allée prendre un casse-croûte, et qui est devenu manager d'un restaurant MacDo'? et bien je vous le donne en mille, le collègue précédemment mentionné. Que peut-on tirer de cet exemple? Et bien qu'il peut être tout à fait gratifiant de travailler dans la restauration rapide, si on veut en faire son métier. Ce qui soit dit en passant doit sûrement être intéressant, mais également qu'il faut garder en tête sa priorité "études ou boulot". Le problème n'est pas de redoubler une année de fac, sur une vie ça n'a aucune importance, mais il faut quand même faire les choses intelligemment. Vous êtes obligé de bosser et ça vous empêche de bosser normalement, pas de souci, un peu de méthode. L'objectif devient soit d'assurer au maximum les matières principales et de le passer en deux ans, soit d'essayer de tout faire, mais là j'avoue que je trouve ça dur à doser. Je pense qu'il est possible de réussir les deux tout à fait correctement, il y a plein d'étudiants qui pourraient en témoigner, mais cela demande de l'organisation pour ne pas se retrouver devant la semaine d'examens sans avoir eu le temps de réviser, et il faut mon sens assister encore plus aux cours, histoire d'en retenir au moins quelques bribes qui aideront dans le gavage précédant les périodes de contrôle des commaissances.

Cherchez l'erreur

Une bonne histoire sur la difficulté de trouver un job de nos jours. Une amie qui cherchait un emploi jusque récement s'est inscrite à l'ANPE. Je reviendrai plus tard sur la difficulté pour l'ANPE de s'occuper des jeunes diplômés, je me contenterai de cette anecdote pour aujourd'hui. Cette amie reçoit une annonce pour un CDI par mail, et répond, environ deux heures après réception de cet e-mail. Pas de chance, c'était au moment des fêtes de Noel donc dur d'avoir quelqu'un, tout le monde (ou presque) est en vacances entre le 24 décembre et le 2 janvier. Du coup, il lui faut patienter sans savoir si sa candidature a bien été reçue. Finalement, le 28 décembre, comme par hasard le jour de la St Innocent.. elle obtient quelqu'un qui lui explique que non, sa candidature n'a pas été transférée à l'entreprise qui recrutait, car ils avaient fait une sélection, les 20 premiers à avoir répondu... Alors, je sais bien qu'il faut des critères pour une sélection, m'enfin, quand même il y a des critères relevant de la compétence tout de même, et pas seulement chronologiques. Pour être précise, il s'agissait d'un poste de prof de français, et mon amie a un doctorat de lettres et un certain nombre d'heures d'enseignement à son actif... Bref, elle ne se démonte pas et demande à la personne en face les coordonnées de l'entreprise pour envoyer tout de même sa candidature. Déontologie oblige, la personne en question ne peut donner les coordonnées, mais mon amie réussit à trouver ladite entreprise et envoie sa candidature spontanée. Bien entendu, compte-tenu de ses compétences elle est reçue en entretien et discute avec le responsable de la formation, qui lui explique que les candidatures qui ont été transférées par l'ANPE sont totalement inadéquates, et après l'entretien elle obtient le poste. Quelle morale pour cette histoire : simplement qu'avec de l'acharnement on est toujours susceptible de faire bonne impression même si tout n'est pas gagné d'avance. Surtout pour trouver un job, c'est la fosse aux lions... comme diraient certains acteurs de films d'action, "la seule règle c'est qu'il n'y a pas de règle". En fait, les candidatures spontanées sont assez valorisantes, car elles démontrent une certaine motivation puisqu'elles ne sont pas liées à des offres spécifiques, mais bel et bien à une recherche stratégique des boîtes susceptibles d'intéresser dans un projet professionnel précis.

Pourquoi ce blog?

Bonjour, alors, pourquoi ce blog? Parce qu'il y en a marre de cette étiquette de l'étudiant à la vie facile, qui ne fiche rien en cours, qui picole au lieu de bosser... Alors qu'une titulaire d'un DEA rappelle avec son blog sur le boulot de vendeuse, que ce sont des êtres humains elles aussi, j'ai souhaité rajouter ma pierre à l'édifice. J'espère que quelques unes de ces lignes pourront servir aux étudiants confrontés à des entretiens, situations bizarres et autres... Je vais essayer de vous faire part de quelques unes des expériences que j'ai pu avoir au cours de mon cursus autant scolaire que professionnel. Pour mieux me situer, j'ai un doctorat en sciences de l'information et de la communication, mais j'ai également une deuxième licence en histoire... A part ça plus d'un an de stage et 4 ans d'expérience professionnelle, plusieurs postes de vacataire en com à l'université et un grand nombre d'entretiens, juste pour m'entraîner... Après tout ça des anecdotes, des conseils et une bonne dose de méthodo pour survivre en milieu hostile... Bon trêve de parlotes, et commençons par une anecdote classique puisqu'elle a été "révélée" par Ana dans son blog, le coup de la vendeuse ignare... Il y a quelques années, j'ai pris un poste de vendeuse en prêt-à-porter dans une enseigne bien connue pour les hommes. Il s'agissait d'un renfort pendant les soldes d'été, et par conséquent du monde à n'en plus finir, et des promotions en plus des soldes elles-mêmes. En fin de journée, un monsieur d'une quarantaine d'années passe à la caisse au milieu d'une file importante et me réclame une réduction supplémentaire. Ce à quoi je réponds que, bien sûr je ne peux pas le faire. Il me rétorque, narquois, "vous ne pouvez ou vous ne voulez pas?" Je réponds immédiatement le sourire aux lèvres " je ne veux pas et je ne peux pas le faire , monsieur, les tarifs sont fixés par la maison mère, je ne peux pas rajouter de ristourne." Et lui de répartir aussitôt "Ben tiens, si vous aviez fait des études vous pourriez le faire, parce qu'au moins vous sauriez utiliser un ordinateur". Bon à ce moment là, deux solutions : soit on fait un concours de diplômes, soit ne rien dire et tout juste sourire. Moi j'ai choisi la deuxième. Pourquoi? Et bien tout simplement pour ne pas faire la même erreur que le fameux type : on ne sait jamais qui on a en face de nous... en l'occurence j'étais suffisamment apte pour utiliser l'ordinateur et faire la réduction, mais imaginons que ce type soit quelqu'un que je rencontre lors de ma recherche d'emploi... oups, un mot de trop et c'est fini... donc morale de l'histoire, pas d'agressivité et du respect pour les gens qu'on rencontre, qui sait si on ne va pas les rencontrer dans une situation plus délicate. Encore un exemple du genre : un candidat en voiture se fait faire une queue de poisson par une femme en décapotable... Réflexe débile, il li fait un geste obscène accompagné d'une insulte... ben oui mais ce qui est ballot c'est quand la femme en question est la DRH de la boîte dans laquelle il a l'entretien... Le pire d'ailleurs c'est de se dégonfler et de fuir. Mieux vaut s'excuser et blâmer son mauvais caractère en voiture, compensé bien sûr par tant de qualités pour le boulot... Mais la meilleure tactique reste donc d'être poli...